Chapitre 04
Souveraineté & sécurité
La souveraineté n'est pas un débat binaire (« cloud US » contre « souverain ») : c'est une question qui se traite par cas d'usage, en fonction de la sensibilité de la donnée. Ce chapitre passe en revue les risques concrets, les niveaux de sensibilité, les options techniques disponibles et la gouvernance à mettre en place.
Les 7 risques concrets
Tous se traitent par des choix de gouvernance et de modèle — l'enjeu est de les connaître.
Les options techniques en 2026
Du plus simple au plus souverain :
- Modèles US, API directes (OpenAI, Anthropic, Google) — le plus simple et souvent le meilleur rapport qualité/prix. Garanties possibles (pas d'entraînement, ZDR, hébergement EU, SOC 2 / ISO 27001). Limite : juridiction US (CLOUD Act).
- Modèles US via cloud providers (Azure OpenAI, AWS Bedrock, Vertex AI) — hébergement strictement EU possible, engagements contractuels, intégration native. La voie de référence de beaucoup de grands comptes français. Limite : reste sous juridiction US in fine.
- Modèles européens souverains (Mistral, LightOn, Silo AI) — juridiction européenne pleine, modèles open weight pour certains, hébergement sur cloud souverain. Limite : sur les usages avancés, Claude et GPT restent devant ; écosystème moins riche.
- Modèles open source / open weight (Llama, Qwen, DeepSeek, Mistral, Gemma) — souveraineté totale possible, pas de coût à l'usage, auditables et fine-tunables. Limite : performances variables, coût d'infrastructure, compétences MLOps nécessaires.
- Cloud souverain (OVHcloud, Scaleway, Outscale, Numspot, S3NS, Bleu) — pour héberger des modèles open source ou des offres comme Mistral. Maturité variable.
Synthèse stratégique : l'approche hybride
Pas un modèle unique, mais une stratégie multi-modèles par cas d'usage, arbitrée selon la sensibilité.